Passage du DAAC et du Dr Osé Tchamdjou à la radio Nguieh Lah
IPTF — ÉMISSION DU
17/09/2026
Département Génie
Mécanique — Filière Chaudronnerie et Soudure — Radio Nguieh Lah 104.25 FM
Présentation
générale de la filière
Q : De quoi va-t-on parler
dans cette émission ?
R : Du département de génie
mécanique de l'IPTF, qui propose 4 spécialités de formation.
Q : Qu'est-ce que la
chaudronnerie et la soudure ?
R : Une spécialité qui
forme les étudiants à la construction métallique : découpage du métal, lecture
de plans, pliage et procédés de soudage.
Q : Que peut fabriquer un
chaudronnier ?
R : Des cuves, des châssis
métalliques, des portails, des réservoirs et de la tuyauterie.
Q : Dans quels secteurs
travaillent les chaudronniers ?
R : Le bâtiment, les
travaux publics, l'industrie agroalimentaire, l'industrie pétrolière, les mines
et les ateliers de construction.
Débouchés
et démarrage d'activité
Q : Quels débouchés après
cette formation ?
R : Travailler en
entreprise ou s'auto-employer : avec 500 000 FCFA de matériel, un chaudronnier
bien formé peut déjà lancer son propre business et bien gagner sa vie.
Q : De quel matériel a-t-on
besoin pour démarrer ?
R : Un poste à souder, un
chalumeau, une chignole/meule — de quoi commencer le découpage, le traçage et
l'assemblage (portails, cuves de rétention d'eau, etc.).
Admission,
sécurité et exigences
Q : Qui peut intégrer cette
filière ?
R : Tous les titulaires du
baccalauréat, sur constitution d'un dossier.
Q : La soudure abîme-t-elle
les yeux ?
R : Non, si les normes de
sécurité sont respectées : lunettes adaptées, gants appropriés, et travail à
l'air libre pour évacuer les gaz toxiques produits par la soudure.
Q : Cette filière est-elle
adaptée à tous les profils de bacheliers ?
R : Elle demande de la
technicité proche des mathématiques/physique ; plutôt déconseillée à un profil
littéraire (bac A), sauf forte volonté et goût pour la technique.
Contenu
et durée de la formation
Q : Quelle est la durée de
la formation et quel diplôme obtient-on ?
R : Deux ans, sanctionnés
par un BTS national, diplôme délivré par le ministère de l'Enseignement
supérieur.
Q : Qu'apprend concrètement
l'étudiant ?
R : La soudure et les
procédés d'assemblage (rivetage, fusion...), la lecture de plans, le découpage
du métal et le pliage du fer.
Q : Pourquoi la lecture de
plans est-elle si importante ?
R : C'est le langage de
communication du technicien : un plan conçu à Dschang peut être envoyé et
réalisé à l'identique à Douala.
Q : Pourquoi le Cameroun
manque-t-il de découpeurs qualifiés ?
R : Ce sont des techniques
complexes encore peu maîtrisées localement ; on fait parfois appel à de la
main-d'œuvre étrangère, par exemple pour démolir de gros navires au port de
Douala.
Q : Au bout de combien de
temps un étudiant devient-il productif ?
R : Environ deux ans pour
maîtriser la découpe et la soudure.
Q : L'IPTF a-t-il des
partenariats avec des entreprises ?
R : Oui, notamment avec
SOMCO : les étudiants y réalisent leurs stages académiques et peuvent aussi y
travailler pendant l'intersemestre pour renforcer leur pratique.
Les
atouts de l'IPTF
Q : Qu'est-ce qui
différencie l'IPTF des autres structures offrant la même formation ?
R : L'accent mis sur la
pratique, pour que chaque étudiant sorte capable de s'auto-employer ou d'être
directement opérationnel sur le marché de l'emploi.
Q : Quel autre avantage
propose l'IPTF au quotidien ?
R : Un bus de transport
gratuit pour les étudiants (ramassage dès 7h, cours de 8h à 17h).
La
filière et les femmes
Q : Cette filière est-elle
ouverte aux filles ?
R : Oui. Grâce à
l'évolution des outils et technologies, le métier n'est plus aussi salissant
qu'avant ; les femmes peuvent aussi se spécialiser dans la conception des
plans, les procédés ou la gestion d'équipe si elles préfèrent moins manipuler
le fer directement.
Q : Les femmes sont-elles
traitées différemment pendant la formation et les évaluations ?
R : Non, même cadre et
mêmes évaluations : le métier repose surtout sur la technicité (positionnement,
cadrage de la soudure) plus que sur la force physique, et des machines existent
pour les charges lourdes.
Marché
de l'emploi
Q : Quelles entreprises
peuvent recruter les diplômés en chaudronnerie/soudure ?
R : Les chantiers navals et
des entreprises comme SOMCO (construction métallique, chaudronnerie,
maintenance industrielle, basée à Douala-Bonabéri).
Q : Qu'est-ce qu'un
chantier naval concrètement ?
R : Un site spécialisé dans
la réparation et la construction de bateaux et de gros navires.